BRAVA CRAC !!! BASTA CORRIDA !!!

Publié le par Lili Rose

Dramedutaureau.jpgCRAC BRAVO !!! COMITE RADICAL ANTI CORRIDA!!!

Corrida de « bienfaisance » : un oxymore insupportable

En effet, peut-on imaginer association plus contradictoire que celle de ces deux mots : corrida et bienfaisance ?


Les promoteurs des corridas semblent devenir des spécialistes en la matière. Suite aux inondations catastrophiques du mois de septembre 2002 dans le sud de la France, les sinistrés pansaient leurs blessures et tentaient de reconstruire ce qui pouvait l’être. Et qu’a-t-on vu fleurir de Floirac (proche de Bordeaux) jusqu’à Fréjus (Côte d’Azur) ? Des corridas dites « de bienfaisance ».


Nous dénonçons la récupération éhontée de la détresse des victimes des inondations à travers la multiplication de ces corridas de « bienfaisance » qui riment avec « bonne conscience ». Déjà en 2001 ce type de spectacle avait été organisé au profit des sinistrés d’AZF (explosion d’une usine à Toulouse). Les acteurs du milieu tauromachique utilisent toutes les occasions pour faire la promotion d’un spectacle de mort et se faire passer pour les grands humanistes qu’ils ne sont pas.


A commencer par Simon Casas, prestataire de service dans la gestion des spectacles tauromachiques à Nîmes, qui dans un journal nîmois se lamente : « moi aussi je suis sinistré ! ». Un peu de décence M. Casas ! Comment osez-vous mettre au même niveau vos problèmes financiers et la détresse des sinistrés ? Vous voulez faire croire que les inondations de septembre vous ont causé de forts préjudices financiers ? Vous voulez faire croire que la corrida serait une activité lucrative ? Oubliez-vous que la quasi-totalité des corridas sont maintenues en France à grand renfort de subventions publiques ? Vos déboires en tant que prestataire de services aux arènes de Nîmes pour l’année 2002 en sont une nouvelle preuve. Pour tenter de faire avaler autant de couleuvres au public et aux contribuables nîmois, il faut une bonne dose de cynisme…


L’apothéose en la matière fut sans doute atteinte par un article scandaleux paru dans un grand quotidien national (« Le monde ») entre les deux tours des présidentielles sous le titre « l’arène contre la haine ». Une fois de plus on voulait nous présenter les tauromaniaques comme de grands démocrates. L’aficion a la mémoire courte. Il serait bon de rappeler ici que le 10 juillet 1937, le gouvernement républicain espagnol avait ordonné par décret l’abolition des corridas. Franco, le jour de la défaite des forces républicaines présida une « corrida de la victoire » (de bienfaisance ?). L’arène contre la haine ? Non ! L’arène c’est la haine, c’est l’exaltation des pires instincts de l’être humain. Sous le vernis de « l’art et de la culture » grouille l’innommable.


Fin 2002, en France, on torturait « gratis ». Pour une fois les « danseuses ridicules », comme le dit si bien Francis Cabrel, ne se sont pas faites payer. Pourquoi celles et ceux qui souhaitent réellement aider les sinistrés n’auraient-ils pas versé directement le prix de leur billet de corrida à une association caritative sans aller voir la torture dans les arènes ? Ajouter de la souffrance à la souffrance va à l’encontre de la dignité humaine. Pour connaître la réalité d’une corrida, il n’est nul besoin d’y mettre les pieds. Thierry Hély est allé pour nous assister à l’une des plus « prestigieuses » corridas de la saison. Il nous a rapporté des images insoutenables de cruauté que d’aucuns trouvent admirables. Des extraits de son film ont été diffusés sur différentes chaînes de télévision, françaises et étrangères. Face à ce document accablant, un commentateur de France 3 a pu dire : « Thierry Hély a capté ce que 10 000 spectateurs n’ont pas su voir ». Alors, « bienfaisance » ou pas, ouvrons les yeux et arrêtons la torture !



Aujourd’hui, on trouve des corridas :
En Amérique du Sud : Venezuela, Colombie, Equateur, Pérou, Bolivie.
En Amérique Centrale : Mexique, Guatemala, Panama.
En Europe : Espagne, Portugal et France.


L’Union européenne et la corrida
Le 31 décembre 2000, la directive 00/418/CE fut applicable. Selon celle-ci, la viande des taureaux de corrida est impropre à la consommation car les sévices infligés favorisent la dissémination de prions susceptibles de transmettre la maladie de Kreutzfeld-Jacob.


Or, en France, un arrêté du 12 décembre de la même année autorise la consommation de la viande de taureaux de corrida. Celui-ci a été pris entre la date où a été prise la directive et celle où elle est devenue applicable.


La corrida en Espagne
10 juillet 1937 : les corridas sont abolies en Espagne. Elles seront réintroduites par le dictateur Franco.
Août 2003 : la Catalogne espagnole interdit l’entrée des arènes aux moins de 14 ans. La generalitat (conseil régional espagnol) s’applique à faire respecter cette loi. En septembre 2004, trois corridas furent annulées à Tarragone car des enfants avaient assisté à une corrida…


En France, l’accès aux arènes pour assister aux corridas est en général gratuit pour les moins de 10 ans.
6 avril 2004 : Barcelone se déclare ville anticorrida. A ce jour, plus de 40 villes espagnoles se sont déclarées hostiles à la corrida.


La corrida en France
Avant l’an 2000, les départements où se pratiquaient des corridas étaient au nombre de 9 :
La Gironde.
Les Landes.
Les Pyrénées Atlantiques.
Le Gers.
Les Pyrénées Orientales.
L’Hérault.
Le Gard.
Les Bouches du Rhônes.
Le Var.


Depuis 2000, on trouve également des corridas :
En Haute Garonne.
Dans l’Aude.


On voit là le résultat de la libre interprétation par des juges aficionados de la notion de tradition locale ininterrompue !



Les autres activités taurines

La position du CRAC
Le CRAC est par principe opposé à l’utilisation des animaux pour divertir les foules. Ce sont des êtres sensibles qui n’ont pas à subir les caprices humains et encore moins à être malmenés pour le plaisir.


Les activités taurines autre que la corrida émanent généralement du lobby taurin qui est à l’origine des corridas. Elles constituent la source financière principale de ce lobby et participent à l’élargissement de l’implantation géographique de la culture taurine et par là même de la corrida.


Ces deux raisons nous suffisent à condamner moralement les activités taurines en général. Cependant, l’objet du CRAC n’est autre que l’abolition de l’alinéa 5 de l’article 521-1 du Code pénal qui tolère les actes de cruauté et sévices graves sur animaux lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée.

 

HALTE A LA BARBARIE !!!

 

                                                                                              Lili

Publié dans Presse Animale ...

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Camille 14/06/2010 23:35


Au final j'ai cherché j'ai trouvé ça: http://www.le-sportif.com/exe_cal/main_calendrier_fiche.asp?cmnf_id=45768&dis_id=-1&end=t
C'est sûrement une corrida où seul les gens de ce village vont (ou à la limite village alentour, le nom du village est un mot que je reconnais mais je ne connais pas cette ville), loin de là le
reste de la Haute Garonne car là bas le centre du monde c'est Toulouse et encore Toulouse surtout pour les jeunes.
Après ils mettent comme événement futur de la corrida "course à pied", étrange pour une corrida je trouve...


Lili Rose 02/07/2010 15:42



Je vais regarder ça de plus près ...


Merci par avance ...


Cordialement ...



Camille 14/06/2010 23:17


La corrida n'est pas très populaire en Haute Garonne, j'y ai grandi et j'y ai habité de 1987 à juillet 2008 et je n'ai pas entendu parler de fameuse corrida.
Il y a peu j'ai appris qu'un lycée à Toulouse qui s'appelle le lycée des Arènes possédaient une corrida il y a longtemps mais c'est au oubliette.
Je peux garantir qu'à Toulouse je n'ai pas rencontré de pro corrida ou de gens allant au moins voir la corrida. Bref corrida inconnu...
Si tu dis vrai, ça ne doit pas avoir grand succès...


Lili Rose 02/07/2010 15:44



Alors tant mieux pour cette région ...


Mais ce n'est malheureusement pas le cas pour les autres ... :-(